mardi 5 août 2008
Travail 2.0 : le travail n’est plus ce qu’il était ! par Christophe Deshayes – Tribune Journal du Net
Quels impacts les TIC ont-elles sur le travail ? La réponse saute aux yeux : les impacts sont gigantesques. Et plus concret que le concept d'entreprise 2.0, le travail 2.0 nous annonce une transformation profonde déjà à l'oeuvre.
(30/06/2008)
Envoyer | Imprimer
Tous les métiers sont aujourd’hui rattrapés par les TIC. Des TIC qui ne se contentent plus d’être un outil de support, à la périphérie du métier, mais un élément de plus en plus consubstantiel au métier lui-même.
Les TIC changent en profondeur la manière d'apprendre à l'école, la visioconférence va transformer radicalement la façon de rendre la justice dans les tribunaux, les systèmes satellitaires guide l'agriculteur dans son travail de la terre...
Un mouvement similaire est, bien évidemment, massivement enclenché dans les entreprises à l'intérieur desquelles l'effet des TIC sur le travail ne se résume plus seulement à l'automatisation, la dématérialisation, la mondialisation, ou au nomadisme.
Au-delà des considérations classiques sur la productivité, c'est la vie des gens au travail qui est chamboulée, ainsi que les comportements individuels et collectifs, la manière de se représenter son utilité, sa place dans la société mais également la charge psychique à assumer (stress), et même le rapport à la transparence, au contrôle, voire à la surveillance.
Un débat sur ce sujet serait le bienvenu pour mieux appréhender collectivement des phénomènes aussi importants. A l'heure où les DSI s'accordent sur l'importance des usages (cf. le discours stratégique du Cigref ), un tel débat n'a jamais été aussi opportun !
Et pourtant ce sujet ne fait pas débat dans l'entreprise. Personne ne semble avoir envie de le prendre à bras le corps. Le DSI se sent sûrement peu légitime pour traiter de questions si ouvertement sociales, tandis que le DRH ne se sent, de son côté, guère plus à l'aise sur un sujet au contenu technologique si vaste.
Les Directions Générales ne semblent pas vouloir s'en inquiéter non plus, soit elles ramènent ces questions à des questions techniques d'ordre logistique (ce qu'elles sont assurément mais pas exclusivement) soit elles considèrent ces mouvements avec fatalité, comme les fruits d'une techno-science toute puissante (on n'arrête pas le progrès) qui dépassent donc de beaucoup, les frontières et surtout les marges de manoeuvre de l'entreprise. Il convient alors de prendre acte de ces phénomènes comme on le peut et quand ils surviennent... mais pas d'en débattre.
On comprend donc bien la difficulté à organiser le débat. Pourtant maîtriser ces phénomènes ne peut s'envisager qu'à partir d'une compréhension collective, argumentée, discutée.
Pendant ce temps les travaux académiques dans le champ des sciences humaines notamment, (sociologie, gestion, connaissance...) abondent sur le sujet. A titre d'exemples, deux groupes transverses de recherche du CNRS travaillent depuis plusieurs années sur ces questions.
Un livre publié aux Presses des Mines sous le titre « Où va le travail à l'ère du numérique » en synthétise certaines questions. De son côté, une jeune sociologue, C. Datchary, démontre avec talent comment la « dispersion » a pu devenir dans notre société technique une véritable compétence, tant cette dispersion est devenue omniprésente.
Or, cette dispersion s'est développée entre autres sous l'effet de l'omniprésence des TIC, mais ces mêmes TIC sont utilisées par certains pour transformer cette dispersion en compétence. Une piste de réflexion particulièrement féconde.
L'usage des outils de type web 2.0 ont fait redécouvrir l'intérêt des différentes formes de pratiques communautaires et le recours à des procédures d'organisation plutôt informelles si ce n'est « molles ». Or, de nombreuses entreprises pourraient s'obstiner à vouloir introduire ce type d'outils dans les métiers, en les couplant avec des procédures formelles. C'est en tous cas un risque multiforme (accroissement des redondances, incohérences, vulnérabilités,...) que pointe du doigt E. Fimbel, professeur à la Reims Management School.
Laissons là l'énumération des contributions scientifiques récentes sur la question. Le débat sur les TIC et le travail est une nécessité. Et s'il n'est pas entamé prochainement, le monde rationnel de l'entreprise pourrait bien se retrouver un jour à devoir prendre des leçons de toutes les institutions que l'entreprise regarde si souvent avec condescendance : l'éducation, la justice, l'agriculture... Un comble, non ? C'est la raison pour laquelle nous lancerons ce débat lors de notre 5ème université d'été qui aura lieu à Ville d'Avray du 8 au 9 juillet.
Christophe Deshayes
vendredi 4 juillet 2008
Web 2.0 et bibliothèque 2.0
Je reproduis, ici, un article du blog «bibliodoc.francophonie», en espérant lui donner une audience auprès de mon réseau. C'est simple, direct, et ça pourrait éclairer les esprits de plus anciens comme moi. (JMR)
Table des matières
- Web 2.0 et bibliothèque 2.0
- Définition
- Caractéristiques
- Le Web 2.0 en bibliothèques
- Blogues
- Qu’est-ce qu’un blogue ?
- Caractéristiques
- Création d’un blogue
- Typologie
- La blogosphère
- Les risques des blogues
- Les applications du blogue en bibliothèque
- Conclusion sur les blogues
- Autres liens intéressants
- Qu’est-ce qu’un blogue ?
- Wikis
- Qu’est-ce qu’un wiki ?
- Caractéristiques
- Création d’un wiki
- Utilisation d’un wiki
- Les risques des wikis
- Les applications du wiki en bibliothèque
- Qu’est-ce qu’un wiki ?
- Fils RSS
- Qu’est-ce qu’un fil RSS ?
- Pourquoi des fils RSS ?
- L’utilisation des fils RSS
- Les avantages des fils RSS
- Les applications des fils RSS en bibliothèque
- Autres liens intéressants
- Qu’est-ce qu’un fil RSS ?
- Folksonomie
- Qu’est-ce que la folksonomie ?
- Définition
- Comment procéder ?
- Forces et faiblesses de la folksonomie
- Usages actuels
- Améliorations attendues
- Les applications de la folksonomie en bibliothèque
- Qu’est-ce que la folksonomie ?
- Communautés virtuelles et réseaux sociaux
- Qu’est-ce qu’une communauté virtuelle ?
- Qu’est-ce qu’un réseau social ?
- Les applications des communautés virtuelles et réseaux sociaux en bibliothèque
Retour à la liste des dossiers thématiques
Dossier rédigé par : Dominique Gazo
Candidate - Doctorat en sciences de l’information
EBSI, Université de Montréal, Qc, Canada
Nous remercions pour leur précieuse collaboration :
Olivier Charbonneau , Université Concordia, (Québec)
Nicolas Morin, ENSSIB (France)
pour leurs commentaires
lundi 23 juin 2008
Forum Mondial de l'e-Démocratie: Manifs 2.0 en Corée
Manifs 2.0 en Corée
Il est intéressant de suivre l'actualité de la Corée du Sud dans le domaine de l'e-Démocratie. Car ce pays hyper connecté, terre de naissance du concept du "citoyen journaliste", est un laboratoire à taille réelle des usages de l'Internet en politique. Le pays vient ainsi de connaitre une poussée de fièvre qui a provoqué les plus grandes manifestations de rue depuis plus de vingt ans, la démission du gouvernement et le remaniement de l'état major présidentiel, trois mois à peine après l'investiture du Président Lee Myung-bak. A travers cette crise, "Nous avons peut être expérimenté une nouvelle manière de faire de la politique", suggère ainsi le professeur Chun Sang-chin de l'Université de Sogang, "où l'Internet apparait à beaucoup de citoyens comme la véritable plateforme d'expression démocratique".
L'idée que l'importation de boeuf américain, décidée par le nouveau président en avril, constituait un réel risque sanitaire pour les coréens a été véhiculée par Internet et les SMS si rapidement qu'elle est devenue un fait avant même que le gouvernement et les mass médias aient pu réagir. Des citoyens se sont transformés en reporters pour mener des interviews, prendre des photos et, grâce à l'Internet en très haut débit, envoyer des vidéos sur leurs blogs et sur les forums de discussion en direct. "Les gens ne sont pas satisfaits de la manière dont les médias traditionnels couvrent la question et ont décidé de créer leurs propres contenus" explique Lee Jong-ho, producteur sur OhmyTV, une filiale du célèbre site OhMyNews qui a lancé le concept de "citoyen journaliste".
Le populaire portail DAUM (http://agora.media.daum.net/), qui enregistre habituellement environ 40 millions de pages vues par jour, a atteint plus de 200 millions en quelques jours tandis que le site de "Self diffusion" Afreeca (http://www.afreeca.com/), a vu son audience tripler pendant la crise, avec 5 à 6 millions de visiteurs par jour.
L'utilisation de l'Internet a même modifié les traditionnelles manifestations sud-coréennes. Les manifestants discutent, par exemple, du meilleur équipement vidéo à prendre avec soi, de préférence résistant aux dégats causés par les canons à eau de la police. Leur priorité est de publier le plus rapidement possible des clips vidéos et photos sur leurs blogs. "Avant, il fallait dépenser beaucoup d'argent dans des équipements satellites pour diffuser quelque chose en direct des rues. Maintenant, vous avez seulement besoin d'une caméra et d'un ordinateur portable doté d'une connexion WiFi" raconte Lee Jong-ho, producteur sur OhmyTV (http://www.ohmynews.com).
Le Président de la Broadcasting and Communications Commission, le CSA coréen, a indiqué que les autorités ne pouvaient pas intervenir rapidement pour stopper les fausses informations circulant sur l'Internet. Certains qualifient ce phénomène de "populisme numérique" ou de "protestations du Web 2.0".
jeudi 12 juin 2008
the Encyclopaedia Britannica is "about to launch a new initiative" that will allow users to participate in the EB Wikipedia-style.
Wikitannica
The Chronicle of Higher Education reports that the Encyclopaedia Britannica is "about to launch a new initiative" that will allow users to participate in the EB Wikipedia-style. From the press release, "A complete redesign, editing tools, and incentive programs will give expert contributors and users the means to take part in the further improvement of Encyclopaedia Britannica and in the creation and publication of their own work... Encyclopaedia Britannica will continue to form the core base of knowledge and information on the site, though the material created by contributors and the user community, which each member will control and be credited for, will be published alongside the encyclopedia." Much more information available in the press release and on the Britannica Blog, where surprisingly there's only one actual comment about the new initiative, even though it was announced 3 days ago!
jeudi 22 mai 2008
Faire des fils RSS où il n'y en a pas
A free point-and-click web-based tool that enables you to create an rss feed from almost any web page.
Les fils RSS sont un bon moyen de faire de la veille, mais, même s'il y en a de plus en plus, il nous arrive encore de trouver des sites intéressants qui n'en ont pas. Si ces pages web sont vivantes et souvente foi mises à jour, il serait intéressant de faire une veille de leur contenu. L'outil ci-haut mentionné, permet justement de créer un fil RSS la où il n'y en a pas . c'est très utile, très facile et pourquoi alors s'en passer.
SVP Dites moi ce que vous en pensez
mardi 20 mai 2008
Inspiré par Wikipédia, Larousse veut faire revivre l'encyclopédie sur le Net - La Tribune.fr
Même Larousse change . Le monde de l'information a beaucoup changé mais le meilleur (ou le pire ) reste à venir. La présente période en est une de transition et en voici un exemple.
Les éditions Larousse lancent larousse.fr, une version en ligne de l'encyclopédie traditionnelle qui comprend une section "contributive",
"Avec Wikipédia, nous avons réalisé que le savoir s'était très étendu et très spécialisé. Nous avons également pris conscience que les internautes venaient sur le Web pour chercher de l'information mais également pour en fournir", explique la PDG des Editions Larousse, Isabelle Jeuge-Maynart, qui a annoncé ce mardi le lancement de larousse.fr.
Prenant acte de la mort de l'encyclopédie en 20 volumes, trop généraliste "par rapport aux besoins réels", larousse.fr proposera aux internautes 150.000 articles, soit la totalité de son fond encyclopédique et proposera aux internautes d'apporter - dans un espace dédié afin de ne pas créer de confusion avec les contenus Larousse - leurs propres contributions, à la manière de Wikipédia. En ouvrant ses pages aux profanes, les éditions Larousse s'attaquent à un sujet tabou dans le petit monde des encyclopédistes. Car, si les articles mis en ligne sur ce site sont rédigés parfois par des experts, ils sont aussi souvent le fait d'amateurs, quand ce n'est pas par des individus désireux de faire leur propre publicité. Ils ne répondent à aucun critère de qualité particulier et ne sont passés à aucun crible de vérification, le site misant sur la communauté pour jouer les gardes fous. Pourtant, magie du système, les contributions sont souvent de très bonnes qualités, même si les erreurs sont nombreuses, ce qui n'est pas sans poser problème dans le monde du savoir.
Surtout, la Toile constitue un apport précieux les éditions Larousse dans la mesure où elle nous "permet à partir des mots clefs de savoir ce qui intéresse les internautes", explique la PDG, brisant également un autre tabou dans la mesure où la hiérarchisation et le choix des articles sont à l'origine du domaine des experts de l'encyclopédie. "Il faut des encyclopédies plus compactes mais plus intéressantes pour le public", rétorque Isabelle Jeuge-Meynart. Ainsi, la PDG compte utiliser les informations remontées par les internautes pour concevoir des ouvrages papier à destination par exemple des élèves de collège ou de lycées. A ce jour, Larousse ne commercialise plus qu'une encyclopédie en 3 volumes, mais a renoncé aux collections exhaustives. La création de nouveaux ouvrages est pour le moment l'unique retombée économique du site. Car Larousse.fr, qui veut attirer un maximum de contribution d'internautes sera en accès libre, afin de pouvoir remonter sur les pages de Google en fonction des recherches effectuées par les internautes.
Larousse compte également se servir du Net pour recruter de nouveaux auteurs à moindre prix. "La création d'une encyclopédie coûte extrêmement cher. Ce système nous permettra de trouver de nouveaux auteurs spécialisés sur leur sujet que nous rémunèrerons". Même si Wikipédia compte bien des erreurs, l'encyclopédie en ligne a détrôné sur le Web ses consoeurs traditionnelles. Le site, compte 390.000 auteurs aujourd'hui et 10 millions d'articles. Face à l'ampleur de ce fond, Larousse est donc prêts à s'accommoder des inexactitudes des internautes.
Sandrine Cassini
vendredi 2 mai 2008
Le Web 2.0 et les bibliothèques 2.0
Tous ceux qui s'intéressent à l'évolution de l'information mais qui auraient de la peine à suivre l'évolution récente du web 2.0 auront ici une somme des définitions et usages ainsi que des liens extrêmement utiles et pertinents. A remarquer que c'est le résultat d'une collaboration dirigée par un doctorant de l'EBSI. Merci à eux.(JMR)
Table des matières
- Web 2.0 et bibliothèque 2.0
- Définition
- Caractéristiques
- Le Web 2.0 en bibliothèques
- Blogues
- Qu’est-ce qu’un blogue ?
- Caractéristiques
- Création d’un blogue
- Typologie
- La blogosphère
- Les risques des blogues
- Les applications du blogue en bibliothèque
- Conclusion sur les blogues
- Autres liens intéressants
- Qu’est-ce qu’un blogue ?
- Wikis
- Qu’est-ce qu’un wiki ?
- Caractéristiques
- Création d’un wiki
- Utilisation d’un wiki
- Les risques des wikis
- Les applications du wiki en bibliothèque
- Qu’est-ce qu’un wiki ?
- Fils RSS
- Qu’est-ce qu’un fil RSS ?
- Pourquoi des fils RSS ?
- L’utilisation des fils RSS
- Les avantages des fils RSS
- Les applications des fils RSS en bibliothèque
- Autres liens intéressants
- Qu’est-ce qu’un fil RSS ?
- Folksonomie
- Qu’est-ce que la folksonomie ?
- Définition
- Comment procéder ?
- Forces et faiblesses de la folksonomie
- Usages actuels
- Améliorations attendues
- Les applications de la folksonomie en bibliothèque
- Qu’est-ce que la folksonomie ?
- Communautés virtuelles et réseaux sociaux
- Qu’est-ce qu’une communauté virtuelle ?
- Qu’est-ce qu’un réseau social ?
- Les applications des communautés virtuelles et réseaux sociaux en bibliothèque
Retour à la liste des dossiers thématiques
Dossier rédigé par : Dominique Gazo
Candidate - Doctorat en sciences de l’information
EBSI, Université de Montréal, Qc, Canada
Nous remercions pour leur précieuse collaboration :
Olivier Charbonneau , Université Concordia, (Québec)
Nicolas Morin, ENSSIB (France)
pour leurs commentaires
Date de mise à jour : samedi 26 avril 2008
